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Buenos Aires : Pénurie de monnaie

Quotidiennement, chaque transaction monétaire allant du supermarché jusqu’à un trajet en autobus demande une planification minutieuse. Pourquoi? Depuis plusieurs années, il y une pénurie de pièces dans la capitale argentine pour rendre la monnaie sur des billets (2, 5, 10, 20, 50 et 100 pesos).

Pour faire un achat, il faut user de fine stratégie. Il faut éviter de faire résonner sa monnaie, car si le commerçant s’aperçoit qu’on en possède, il exigera qu’on lui en fournisse. Le problème est que tout le monde a besoin de ces pièces pour prendre l’autobus qui n’accepte pas les billets. On nous demande fréquemment de payer la somme exacte. Certains magasins offrent des bonbons au lieu de pièces de monnaie alors que d’autres vont jusqu’à perdre une vente. Une majorité de commerces affiche des panneaux : « Pas de monnaie. Merci de collaborer ».

Beaucoup de gens pointent du doigt le florissant marché noir de la vente de pièces aux petits détaillants. En fait, le problème viendrait principalement des entreprises de transport en commun et des compagnies de péage qui siphonnent toutes les précieuses pièces en circulation. Ils ont découvert combien il pouvait être lucratif de revendre les pièces sonnantes et réaliser des profits allant jusqu’à 10 %. En dépit du fait que la Banque Centrale ait obligé les grandes banques à échanger jusqu’à 20 pesos (7 $ CA) à quiconque se présentant au comptoir, elles refusent de respecter la loi. Une fois, j’ai voulu changer 20 pesos et on ne m’en a échangé que 2 (2 pièces d’un peso, 0,70 $ CA).

Il y a toutefois quelques rares occasions où cette pénurie avantage le consommateur. Par exemple, j’ai déjà payé une glace 6 pesos au lieu de 6,50 en prétendant ne pas avoir 50 centavos en ma possession car je ne voulais évidemment pas gaspiller la très utile pièce! En d’autres occasions, on préfère la carte de crédit plutôt que de rendre la monnaie même pour le prix d’un café. Parfois, le métro laisse passer librement les passagers lorsqu’ils sont à court de pièces.

À Buenos Aires, je me sens comme un collectionneur de monnaie! Auriez-vous des centavos à échanger contre 2 pesos? Je vous donne un bonbon en prime!

Une réflexion au sujet de “Buenos Aires : Pénurie de monnaie

  1. Yves

    Et dire ne pas avoir de change afin d'obtenir des pièces de monnaie pour garnir mon "petit cochon" !!!
    Plus encore, je n'accepte pas les pièces d'un sou
    "Bonne change"

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