SanSim en vacances

Le Kerala, le thé et les épices

Nous voilà maintenant dans le Kerala, état situé dans le sud-ouest de l’Inde et dont la langue officielle est le malayalam. Les efforts que nous avions faits pour retenir quelques mots en hindi sont désormais vains! D’entrée de jeu, nous avons le sentiment de voyager dans une autre Inde : on ne voit presque plus de vaches, le bœuf est au menu, il y a multiplication des églises (20% des Kéralais sont chrétiens) et la présence des femmes dans les lieux publics est beaucoup plus importante. C’est d’ailleurs le seul état indien qui compte plus de femmes que d’hommes. On observe également que le niveau de vie est relativement élevé, l’espérance de vie et le taux d’alphabétisation étant largement supérieurs à la moyenne nationale.

Au niveau culinaire, les saveurs des plats kéralais se distinguent indéniablement de celles du reste de l’Inde. Qu’on cuisine un riz, un poisson ou un curry de légumes, on fait usage de la noix de coco sous toutes ses formes (râpée, lait et huile). Mais la grande renommée de sa gastronomie vient de la fusion de ses mille épices, celles-ci ayant toujours constitué une grande richesse pour la région : la cardamome, l’anis étoilé, le gingembre, le clou de girofle, etc. C’est d’ailleurs dans le but de prendre le contrôle du commerce de ces épices que Vasco de Gama a entrepris son voyage au Kerala en 1498.
Le Kerala, c’est aussi de somptueux paysages verdoyants où les innombrables plantations de thé se développent à flanc de montagne, sur des pentes inclinées de 30o à 45o. Mais qu’on soit dans le nord ou le sud du pays, il y a une chose qui ne change pas : les Indiens portent fièrement la moustache ;).
Après avoir séjourné dans le village historique de Fort Cochi en bord de mer, nous nous sommes dirigés vers Munnar sur les contreforts des Ghats occidentaux, cette chaîne de montagne séparant le Kerala du Tamil Nadu. Afin d’y explorer et d’admirer ses champs de théiers (petite pensée spéciale ici pour Jean-François G. et Andrée G.), Sebastian, notre guide d’un jour, nous a prudemment conduits sur les routes serpentant de magnifiques tapis verts s’étendant à perte de vue. Vraiment, les paysages dans les environs de Munnar sont époustouflants!
Il n’y a pas que des théiers dans la région, on y trouve également des caféiers. Et juste à côté, on a la citronnelle avec son odeur si caractéristique qui s’en dégage.
De plus, les amateurs de bouffe que nous sommes se devions de faire un petit détour par ce qui constitue le grenier des épices de l’Inde pour en savoir plus sur la provenance de certains ingrédients avec lesquels nous cuisinons.
Par exemple, saviez-vous que le tapioca est produit à partir des racines du manioc? Ou encore que le curcuma pousse dans la terre et que c’est le rhizome séché et réduit en poudre qu’on utilise en cuisine?
De l’extérieur, je trouve qu’il a une petite ressemblance avec le gingembre.
Contrairement à ce que je croyais, le poivrier n’est pas un arbre mais plutôt une plante grimpante qui s’entortille autour de différents types d’arbres.
Mais la reine des épices du Kerala est sans aucun doute la cardamome. On en voit beaucoup, on en sent partout et on en goûte dans tous les plats. Il paraît que les éléphants aussi l’adorent car à certains endroits, on a dû mettre des clôtures électrifiées pour empêcher le mammifère d’aller détruire les plantations.
Et ce n’est pas tout car dans la région poussent des hévéas produisant le caoutchouc, des vanilliers, des anacardiers fournissant des noix de cajou, des girofliers, des canneliers, des badianiers dont le fruit est l’anis étoilé, des tamariniers, des muscadiers et même, des cacaoyers. Oui oui, les cabosses poussent au Kerala et on fabrique du chocolat près de Munnar!

4 reflexions sur “Le Kerala, le thé et les épices

  1. Christian O.

    C'est magnifique! La vallée avec les champs de thé est vraiment…wow!
    J'ai un café Indien de cru qui se nomme Indriya. Peut-être de cette région.
    Article très instructif. Merci.

    1. Christian O.

      J'ai toujours aimé le café. C'est la caféine qui ne m'aime pas.
      J'ai réglé le problème avec du bon décaf Nespresso!
      Au retour, je vous fais un bon Indriya (pas décaf). En cappuccino si ça vous plaît!

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